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QUI SE CACHE DERRIERE UN SITE WEB? Débusquer le coquin, glaner la manchette,
vérifier la véracité d’un fait sur la Toile, c’est possible? Oui, affirme Par Les journalistes sont à la recherche de sites Web utiles. Mais quand ils en trouvent un, encore doivent-ils pouvoir vérifier s’il est crédible. Ou, du moins, qui en est le responsable. Dans plusieurs cas, c’est évident: la compagnie Monsanto est responsable du site de Monsanto, Greenpeace, du sien… La plupart des sites Web ont un lien «Qui sommes-nous?» ou «Contactez-nous», mais l’information y est parfois sommaire. De plus, il est difficile de savoir si elle est exacte. Il arrive également qu’on tombe sur un site obscur ou sujet à controverse et qu’on veuille savoir qui le finance. Il existe, heureusement, des outils qui permettent de trouver ces renseignements. Tous les sites doivent être enregistrés et les registraires veulent s’assurer d’être payés. Le propriétaire d’un site doit donc fournir certaines informations qui sont enregistrées dans des bases de données. Un groupe peut évidemment utiliser une couverture, mais il doit au moins donner le nom d’une personne contact et, en général, un numéro de téléphone ou une adresse. POUR LA PLUPART DES SITES WEB Un outil simple mais efficace est le site www.betterwhois.com. On y trouve uniquement des informations sur les sites des domaines .com, .edu et .org, ce qui représente les principaux sites commerciaux et américains, les sites des établissements d’enseignement américains et des entreprises sans but lucratif de tous les pays. Pour faire une recherche, on inscrit d’abord le nom d’un site Web. On obtient alors une page avec la mention «RESERVED», ce qui signifie que l’adresse a été achetée. Au bas de la page, on trouve des informations qui comprennent normalement un contact administratif (la personne responsable du site) et un contact technique (le webmestre). (Note technique : avec Betterwhois, il arrive qu’on obtienne une page qui nous informe que la recherche doit se faire en deux étapes. Cela signifie que le site a été enregistré par la compagnie NetworkSolutions. Il suffit alors de cliquer sur «click here» pour obtenir l’information.) Prenons comme exemple le site earthliberationfront.com qui offre de l’information en provenance d’un des groupes écologistes les plus radicaux d’Amérique du Nord. Ses membres sont des «éco-terroristes» au dire des autorités américaines et des héros selon les partisans du groupe. Le site ne donne aucun nom, juste une adresse courriel générique. En faisant une recherche par Betterwhois ou AllWhois, on apprend que le site est enregistré au nom d’un Canadien du nom de Darren Thurston, qui habite rue Commercial Drive à Vancouver. Un autre exemple : le site d’Ernst Zundel, le controversé négationniste de l’Holocauste. À l’adresse www.zundelsite.org, on trouve une page contact qui donne le nom de sa femme. Une recherche par BetterWhoIs permet d’obtenir un numéro de téléphone. POUR LES DOMAINES DE PAYS La meilleure façon de commencer une recherche pour trouver l’éditeur d’un site dont le domaine indique son pays d’origine, par exemple .fr pour la France ou .za pour l’Afrique du Sud, est d’utiliser AllWhois à l’adresse www.allwhois.com. On y trouve de l’information sur les sites appartenant à tous les domaines, mais elle est parfois difficile à déchiffrer. Pour les sites canadiens qui se terminent par .ca, il vaut mieux utiliser le site de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet, www. cira.ca. La boîte de recherche se trouve en haut de l’écran, à droite. Il suffit d’y inscrire une adresse (sans les trois «w» du début). Apparaît alors une fenêtre qui offre une information facile à comprendre. Si on fait une vérification pour le site de la Coalition pour le contrôle des armes à l’adresse www.guncontrol.ca, on peut voir que les renseignements fournis sur le site correspondent bien à l’information d’enregistrement. Ainsi, le numéro de téléphone du contact administratif est le même que celui qui apparaît sur le site Web. ALEXA.COM Il existe un site qui combine différents outils de recherche : www. alexa.com. Alexa donne des informations sur la popularité d’un site et son classement sur le Web. Le site utilise une formule complexe qui analyse la couverture d’un site (combien de personnes y accèdent) et le nombre de pages visitées. Par exemple, le site JournalismNet est environ au 93 000e rang des quelque 6 milliards de sites du Web; le site de l’Association canadienne des journalistes est environ au 250 000e rang et le site du journal Vancouver Province est au 156000e rang. Alexa informe également ses visiteurs du nombre de liens qui existent vers un site et donne l’adresse de sites similaires. On peut également y trouver des renseignements sur l’éditeur d’un site. L’avantage d’Alexa est qu’il fournit de l’information sur les sites de tous les domaines : .com, .org, .ca et autres. Tous ces outils ne fonctionnent que pour les sites enregistrés. On ne peut trouver d’information sur les pages personnelles hébergées par des universités ou des sites hébergés gratuitement par geocities.com ou aol.com, puisque le domaine appartient alors à la compagnie qui distribue ces pages sur son serveur. La présence du tilde (le signe espagnol «~») à l’intérieur d’une adresse indique qu’un site est hébergé gratuitement. Exemple: www.geocities.com/~myvacation. htm. Pour d’autres trucs permettant de découvrir qui se cache derrière un site Web, il suffit d’aller à la page de Jnet consacrée à ce sujet à : www.journalismnet.com/people/whois.htm. _________________________ ©2004
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